GuiguiAbloc

Dropbox allume vos lumières

par guiguiabloc le 06 jan, 2012, sous domotique

Tout d’abord, je vous souhaite à tous une excellente année 2012 :D

Qu’elle vous apporte plein de petits plaisirs et de grand bonheur qui font la joie de notre vie de tout les jours :)

Je vous propose une petite bidouille rigolote dont je me suis servie dernièrement en l’absence d’accès web sur mon serveur domotique.

Comme nombreux parmi vous je me sers de Dropbox entre mes serveurs, pcs, téléphone Android etc..

Bien évidemment, mon serveur domotique dispose d’un répertoire partagé avec mes autres équipements.

Il m’est arrivé de devoir ouvrir la porte de mon garage à distance (chose courante qui se gère par différents accès SSH, API ou interface Web) mais je n’avais pas accès à ses environnements depuis le lieu où je me trouvais. A part un accès a mon Dropbox…

Et là, j’ai eu une idée farfelue, controler par Dropbox l’interaction avec les équipements domotique :D

Hop, c’est parti, comment j’ai mis cela en place.

Tout d’abord, bien sûr, il faut sur votre serveur domotique un Dropbox qui tourne ;)

Ensuite, on va utiliser l’excellentissime INCRON

Quoi que c’est INCRON ?

Et bien, c’est une sorte de crontab mais qui se base sur la librairie Inotify du noyau.

En gros, le démon INCRON détecte tout changement sur un ou des fichiers dans un répertoire défini, et exécute une action en conséquence.

Magique :)

On installe donc INCRON sur notre serveur

apt-get install incron

Dans le fichier /etc/incron.allow on ajoute les utilisateurs autorisés.
On se configure dans le répertoire /etc/incron.d/ deux petites actions, l’un en cas de création ou de copie de fichier dans le répertoire cible, l’autre en cas de suppression de ce fichier.

cat /etc/incron.d/lumieres
 
/home/guiguiabloc/Dropbox/domodrop IN_CREATE,IN_MOVED_TO /usr/local/bin/heyu on $#
 
cat /etc/incron.d/lumieresoff
/home/guiguiabloc/Dropbox/domodrop IN_DELETE,IN_MOVED_FROM /usr/local/bin/heyu off $#

Petite explication :

D’abord, le répertoire à surveiller : /home/guiguiabloc/Dropbox/domodrop

Ensuite l’évènement à surveiller (création, déplacement dedans, suppression, déplacement en dehors etc..)

La liste de tout les évènements possibles est visible en tapant :

$ incrontab -t
 
IN_ACCESS,IN_MODIFY,IN_ATTRIB,IN_CLOSE_WRITE,IN_CLOSE_NOWRITE,IN_OPEN,
 
IN_MOVED_FROM,IN_MOVED_TO,IN_CREATE,IN_DELETE,IN_DELETE_SELF,IN_CLOSE,
 
IN_MOVE,IN_ONESHOT,IN_ALL_EVENTS,IN_DONT_FOLLOW,IN_ONLYDIR,IN_MOVE_SELF

Enfin, l’action a effectuer, dans le cas de ce test, j’appelle l’utilitaire HEYU ( contrôle X10) et je lui passe en paramètre le nom du fichier par la variable $#.

Et voila, maintenant, par un simple copier-coller, si je dépose le fichier nommé « A2″ dans le répertoire domodrop de mon Dropbox, la lumière référencé par le module A2 s’allume, si je supprime le fichier, elle s’éteint :) (bien évidemment avec le temps de décalage de synchronisation de Dropbox)

Pour voir ce que cela donne, je vous ai même fait un petit film ! :)

Marrant :D :D   :D

Alors je ne sais pas si cela va vous servir, en tout cas, c’est bien fun :p

Amusez vous bien :D

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Projet xPL-pyHAL, un cerveau xPL, Episode 1

par guiguiabloc le 23 déc, 2011, sous domotique

Si vous suivez ce blog et ses derniers billets (grand bien vous en fasse :) ), vous savez que je me consacre de plus en plus à la domotique (pour diverses raisons dont vous trouverez l’explication dans cet historique justement).

En plus de cette passion pour la domotique, je me suis pris d’un grand intérêt pour le protocole xPL.
(et de nouveau je vous invite à lire l’excellent billet de Thibault sur son blog).
Qui dit xPL, dit forcément une lecture soutenue des différentes pages du projet xPL et de la rencontre avec ses différents acteurs.
D’ailleurs, mon engouement sur le sujet vient aussi beaucoup de l’activité française dans ce domaine et des contacts enrichissants et passionnants avec les passionnés de Domotique en France, que je salue au passage, dont le dévouement et l’implication font que cette communauté est a elle seule, une raison de les rejoindre.

Bref, comme vous l’avez vu, j’ai commencé a poindre mon nez en fournissant un premier client xPL écrit en python, qui, à ma grande surprise, a reçu un accueil très favorable et enthousiaste (au point d’être référencé dans les développeurs xPL du projet sur la page d’accueil !!!).
J’avoue avoir était grandement surpris et je remercie les agitateurs du projet pour leur soutien.
D’un autre côté, cela vous met une pression grave :) (en plus d’une demi-molle je l’avoue…)

Dans cette progression personnelle que j’ai, j’ai donc commencé à pondre du code (et là, les gens qui me connaissent bien doivent halluciner :D ).
Le langage de développement qui m’a très vite attiré est bien sûr Python (loin de moi l’idée de lancer un troll sans fin sur les remarques « mais t’es nul Java c’est mieux! », parce que bon, java, euh, comment dire… (bah non je vais rien dire mais j’en pense pas moins :p ))
Alors attention, je ne suis pas développeur du tout, mon métier c’est le système/réseau (plutôt réseau d’ailleurs), et donc je conçois totalement d’être hué, haï, conspué et dénigré par des « vrais » développeurs (quand ils existent), et si j’ai fait le choix de Python comme langage de prédilection, c’est qu’il répond à mes attentes, qu’il est très puissant, et que j’aime bien les serpents.
S’tout.

Cela étant dit, pour en revenir à nos moutons, dans une architecture xPL, un des éléments qui peut s’avérer important est ce que l’on appelle le xPLHal.
Vous en trouvez l’explication ici .
C’est un « moteur » central xPL, il écoute les messages transitant dans les hubs xPL et exécutent des actions en conséquence de ses messages ou suivant une programmation horaire définie par l’utilisateur.
Pour contrôler ce moteur, il y a un xPL-HalManager qui est l’interface entre l’utilisateur et le xPLHal.
Alors bien évidemment, cet xPL-Hal n’est pas obligatoire, beaucoup utilisent des scripts maison (surtout dans le monde Linux), ou autres bidouilles.
Sous windows, vous trouverez votre bonheur, mais sous Linux, c’est un peu le désert, a part un XPLHAL java plus maintenu depuis 2008.

Et en python, rien… (a part le projet Domogik bien sûr).
Parent pauvre de la domotique, Linux est durement supporté par une poignée de personnes face aux mastodontes Windoziens (aka Homeseer bien sûr) et c’est bien dommage au regard des gens qui sont actifs dans ce milieu.

Je me suis donc mis en tête et en cheval de bataille sur ses prochains mois, d’écrire un xPLHal en python.
La charge du projet est importante si l’on considère les pré-requis, et peut-être même insurmontable, mais après tout pourquoi pas.
Déjà cela m’obligera a me familiariser avec python, avec xPL, et surtout, le plus important à mes yeux, d’essayer d’offrir quelque chose de plus à la communauté.

Dont acte, début du projet xPL-pyHAL.

J’espère vous donner une première ébauche de ce que j’ai écrit, mais les premiers pas sont encourageants surtout quand on apprend le langage en même temps :)
Je suis parti pour l’instant sur une configuration à base de fichiers YAML (un simple fichier typé par module à surveiller dans lequel vous spécfifiez les règles a déclencher quand une action sur le module est détectée) et qui pour les premiers tests marchent plutôt bien (action de type HEYU, stockage dans un Memcached ou message de type Notifry (clin d’oeil a Thibault au passage pour son excellent xPL-PushMsg ;) ) etc…) bref, ça avance et j’espère vous détailler plus tard un peu plus de ce projet qui me tient à coeur pour 2012.

Le projet sera hébergé ici : http://code.google.com/p/guiguiabloc/ (avec la création d’un nouveau logo pour l’occasion :D )

En attendant, je vous souhaite à tous d’excellentes fêtes de Noël et de fin d’année :D

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xPL et NUT, récupérer les données de votre onduleur

par guiguiabloc le 31 oct, 2011, sous domotique

Comme la majorité des passionnés qui touche à la domotique, j’utilise le protocole xPL pour centraliser les informations de mes équipements.

Si vous ne connaissez pas encore le principe, je vous invite à lire les excellents billets de Thibault et Mickael à ce sujet :

http://www.poulpy.com/2010/02/xpl-one-protocol-to-rule-them-all/

http://www.planete-domotique.com/blog/2011/05/18/le-protocole-xpl/

Et bien sûr, le site du projet lui-même :

http://xplproject.org.uk/wiki/index.php?title=Main_Page

C’est un protocole fiable, performant et acté par les plus fervents agitateurs de la domotique (par exemple Domogik, un des projets français les plus prometteurs actuellement dans la mise à disposition d’une solution « tout-en-un » (et libre surtout !) ou RFXCOM, un des leaders des équipements domotique RF qui intègre désormais nativement le xPL dans ses produits).

Moi, comme beaucoup de mes confrères passionnés, je suis absolument convaincu du fait qu’il faille définir un protocole standard pour l’interaction des équipements de domotique, bien évidemment, ouvert, et bien évidemment, xPL répond à cette attente.

Jusqu’a maintenant, j’utilisais beaucoup les scripts de la communauté, et surtout ceux de l’excellentissime Mark Hindess connu sous le pseudo de beanz et auteur du framework xpl-perl.

Et puis vient le moment où l’on a un besoin précis qui n’existe pas…

En l’occurence, je voulais récuperer les données et l’état de mon onduleur et bien sûr en xPL.

Je fais le tour des solutions et il existe xpl-apcups du même Mark pré-cité mais, mince, flûte, sacrebleu, il ne fonctionne qu’avec apcupsd.

Bon, tant pis, je me dis que je vais revoir le code pour le faire fonctionner et là, forcément, je sèche comme une blonde décolorée aux attributs siliconés  sur une plage méditerranéenne en plein mois d’août.

Parce que bon, Perl et moi… Comment dire… Autant expliquer le principe du cum-swapping à une none ayant fait voeu d’isolement… (avouez que vouliez un lien !!!!)

Donc je me dis que je vais tenter de l’écrire moi-même mon client, ayant aborder Python du coin de l’oeil je regarde ce qu’il existe et je trouve un petit exemple de John Bent sur le site du projet xPL.

Quelques litres de café plus tard (s/café/bière/), je vous propose donc xpl-nut.

Vous pouvez bien sûr le télécharger ICI
Ou sur le projet GoogleCode :
http://code.google.com/p/guiguiabloc/

J’ai essayé de suivre les recommandations du projet xPL.

Les schémas utilisés sont UPS.BASIC et SENSOR.BASIC

Concernant les recommandations TRIGGER, il est demandé de n’émettre une trame que lors d’un changement d’état mais personnellement, j’ai passé outre, préférant avoir une remontée constante des informations.

EDIT : Suite aux discussions avec l’équipe Domogik, j’ai revu mon code pour être « aux normes » et donc le format de message est donc de type STAT désormais et TRIG en cas de changement d’état (version 1.1 du script)

Comme donner un script python comme ça ne sert pas à progresser, et comme j’ai pris du plaisir à l’écrire (et oui :p), je vous propose d’en voir les parties intéressantes, au cas, où, comme moi, vous décidez d’écrire vos propres clients xPL

#############
# variables
#############
upsaddr='127.0.0.1'
upsport=3493
polltime=10
nomups = 'mononduleur'
 
xpladdr = ("255.255.255.255",3865)
UDPSock = socket.socket(socket.AF_INET,socket.SOCK_DGRAM)
UDPSock.setsockopt(socket.SOL_SOCKET,socket.SO_BROADCAST,1)

Ici rien de compliqué, on définit les variables essentielles, a savoir :
- upsaddr : l’adresse IP du démon NUT
- upsport : le port du démon NUT
- polltime : la fréquence d’interrogationdu démon NUT en secondes
- nomups : le nom de votre onduleur, tel que définit dans votre /etc/ups.conf
- xpladdr : l’adresse et le port de broadcast pour les messages

Le code suivant est la préparation de l’ouverture d’un socket UDP.

etatonduleur = "get var "+nomups+" ups.status\r\n"
voltage= "get var "+nomups+" input.voltage\r\n"
batterycharge= "get var "+nomups+" battery.charge\r\n"

Ici on définit les requètes que nous allons passer au démon NUT.
Si vous faites un « telnet ip_du_nut_demon 3493″ par defaut, vous avez accès a une console qui vous permet d’interroger le démon NUT.
HELP donne l’aide (nan ????)
GET VAR nomdelonduleur input.voltage donne le voltage en entrée
etc…
Pour avoir la liste des variables, il vous suffit de taper : upsc nomonduleur.

Voici par exemple ce que cela retourne chez moi :

srv-guiguiabloc:/etc/nut# upsc mgeups
battery.charge: 100.0
battery.charge.low: 30
battery.runtime: 02655
battery.voltage: 055.2
battery.voltage.nominal: 048.0
device.mfr: MGE UPS SYSTEMS
device.model: Pulsar ESV22+
device.type: ups
driver.name: mge-utalk
driver.parameter.pollinterval: 2
driver.parameter.port: /dev/ttyS0
driver.version: 2.4.3
driver.version.internal: 0.89
input.frequency: 50.00
input.transfer.boost.high: 212.0
input.transfer.boost.low: 204.0
input.transfer.high: 248.0
input.transfer.low: 204.0
input.transfer.trim.high: 248.0
input.transfer.trim.low: 240.0
input.voltage: 227.0
output.current: 002.9
output.voltage: 224.1
ups.delay.shutdown: 020
ups.delay.start: 001
ups.firmware: 2
ups.id: Pulsar ESV22+ 2
ups.load: 027.0
ups.mfr: MGE UPS SYSTEMS
ups.model: Pulsar ESV22+
ups.status: OL
ups.test.interval: 10080

A vous de forger les requètes en conséquence ;)

s.send(etatonduleur)
    data = s.recv(50)
    resultat = data.split()
    statusbatt = resultat.pop()
    statusbatt = statusbatt.replace('"','')
    statusbatt = statusbatt.replace('OL','onmains')
    statusbatt = statusbatt.replace('OB','onbattery')
    statusbatt = statusbatt.replace('LB','lowbattery')
    body = 'status=battery\nevent='+statusbatt
    msg = "xpl-trig\n{\nhop=1\nsource=guigui-xplnut."+hostname+"\ntarget=*\n}\nups.basic\n{\n" + body + "\n}\n"
    UDPSock.sendto(msg,xpladdr)
    print msg

J’envois la requète au démon NUT et je récupère le résultat que je traite (salement je l’avoue).
Je forge ensuite le message xPL que j’envois dans le réseau.

Le reste du code est assez basique et vous devriez en comprendre le fonctionnement avec ses quelques explications.
soyez indulgent, je suppose que mon code n’est pas très propre et si vous êtes un pro du python, je suis ouvert à vos recommandations ! :D

En tout cas, cela marche très bien et pour un premier script xPL j’en suis plutôt fier :)

Une fois lancé, vous devriez voir les remontées dans votre bus xPL:

[xpl-trig/ups.basic: guigui-xplnut.Thanatos -> * - battery onmains]
[xpl-trig/sensor.basic: guigui-xplnut.Thanatos -> * - mgeups[voltage]=225.7]
[xpl-trig/sensor.basic: guigui-xplnut.Thanatos -> * - mgeups[battery]=100.0]

En espérant que cela vous serve,

Amusez vous bien :D

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Coffre-fort numérique : sa vie au bout d’un fil

par guiguiabloc le 17 août, 2011, sous domotique, geekerie

Pour être franc avec vous, à l’origine ce billet était une tergiversation personnelle entre Amazon S3 et Dropbox, et au fil de mes réflexions, j’ai plutôt décider de vous parler un peu des coffres-forts numériques.
D’abord parce que je vois fleurir de tout et n’importe quoi sur le nain ternet, et ensuite parce que ça fait une quinzaine d’années que j’utilise ce concept. (oh oui bon ça va, je sais, je suis VIEUX !).

De plus, a l’heure de la dématérialisation à outrance (a ce propos je vous invite à lire le billet de Abavala.com : Dématérialisation de factures ), le numérique et son stockage à long terme est vraiment d’actualité.

Un coffre-fort numérique c’est quoi ?

La définition de Wikipédia est assez claire : « Un coffre-fort numérique personnel correspond à un service hautement sécurisé pour archiver facilement l’ensemble de ses fichiers numériques sensibles : documents administratifs, factures, relevés, contrats, photos, etc. Ce service peut être accessible en ligne, via Internet. »

Mon concept à moi que j’ai personnellement, s’en rapproche totalement. Stocker à très long terme (plus de 30 ans) et de manière sécurisée, des copies numériques de tout les documents accompagnant ma vie (bulletins de paye, pièces d’identitée, déclarations d’impôts, relevés bancaires, contrats divers et variés, documents administratifs…), bref tout ce qui fait votre vie de citoyen et qui vous permet d’user (et non d’abuser :p) des services de la nation (la vous pouvez vous lever  et fredonner « ta ta ta tann ta ta ta tannnn ta tanneee, ta tanne ta tanneeeee tan ta tanne ! si ca vous chante) (je sais je fait super bien la Marseillaise en phonétique :D ), et de pouvoir les récupérer de n’importe où avec une simple connexion au nain ternet.

Pourquoi un coffre-fort numérique ?

Il y a bien longtemps, dans une galaxie très lontaine (euh non…), au début des offres de services Internet, je me suis posé la question de la sauvegarde de ma « vie » au sens papiers du terme. Après tout, si un incendie se déclarer chez moi, un cambriolage, des groupies assoiffées de souvenirs, comment récupérer l’intégralité de toutes cette paperasse obligatoire que nous devons garder ?

L’arrivée du scanner chez le particulier (je sais là vous vous dites, « nan mais sérieux Guiguiabloc il a connu Karen Cheryl à la télé c’est pas possible ! » et bien oui :/ ), a été une révélation pour moi.

J’ai rapidement fait l’acquisition de ce bijou de technologie (sûrement au prix d’une Renault Clio aujourd’hui), pour numériser tout ce que j’avais comme papier à la maison, le chiffrer, et le stocker sur divers points de sauvegarde (officiel ou non) sur internet.

Puis est arrivé Google et Gmail et bien sur, pendant quelques temps, j’ai tout stocké chez eux (ah le gdrive :p)

Maintenant, en 2011, qu’en est-il de mon coffre-fort électronique ?

Il ne faut pas se leurrer, la grande majorité des offres sur le Nain Ternet, sont du vent.

Comment pouvez vous imaginez qu’une boite comme « HomeBubble », « Securibox » et j’en passe et des meilleurs, seront encore la dans 20 ans ?

Rien, je vous l’avoue.

Maintenant, je vous le concois, ils ont raison d’offrir ce service, mais personnellement, j’ai de grand doutes quand à leurs capacités de durée dans le temps et de garantie de l’état de mes données.

De nos jours il existe le fabuleux « Dropbox », rien à redire, c’est parfait, ca marche, et ca explose le marché.

Dropox est basé sur le service Amazon S3.

Si Amazon disparait (mouais, assez peu probable il faut l’avouer), Dropbox disparait. Si Dropbox disparait… bah Amazon est toujours la.

Pour mon coffre-fort électronique, j’utilise les deux services.

Dropbox d’abord.

C’est « user-friendly », ca marche très bien, et c’est gratuit (pour ceux qui comme moi ont opter pour le concept 2go (allez 8go aveec quelques comptes mails qui servent à rien), de stockage.

Je m’en sert pour ce qui est « non -critique » pour moi. Les factures de téléphone mobile, de fournisseur d’accès interrnet, etc.. bref tout ce qui est « perdable » et non important pour « refaire » ma vie aux Bahamas.

Par contre, pour ce que je considère comme très critique (bulletin de paye, pièces d’identités etc…) je me suis abonné a Amazon Web Services et au service S3 (la base de Dropbox aussi).

Alors je sais, vous vous dites « un particulier qui s’offre S3 ??? t’es ouf !!! » Eh ben non mon jeune padawan.

Le service Amazon S3 me coute moins cher que les offres « gros volumes » de Dropbox (normal, ce serait bête de vendre à perte…) et vous pouvez même vous offrir 1 an gratos pour tester.

Après quelques années, le service S3 me coûte en moyenne une trentaine d’euros par an (frais bancaire inclus car oui, il faut le savoir, la facturation se fait en dollars américains et pas en euros, donc votre banque peut vous ponctionner divers frais comme ils savent si bien le faire.). Si vous décidez d’être fidèle au paiement dans la monnaie verte, je vous invite fortement à discuter avec votre banquier (le mien a retirer les divers frais et je ne paye que le taux de change de la banque).

Je dois stocker une vingtaine de Go de données et je simule tout les mois une perte totale de mes données et la récupération de tout mes scans administratifs (Car oui, je dois être encore l’une des rares personnes a vraiment tester périodiquement la destruction totale de mes serveurs persos et à restaurer mes sauvegardes et mes données critiques hors site).

Concernant la confidentialité, je crypte toutes mes données avant synchronisation sur S3 avec Encfs.

Pour la synchro, j’utilise l’excellent S3cmd qui me permet par simple script bash de synchroniser mon répertoire crypté et de l’envoyer dans le cloud Amazon.

Enfin, pour l’accès administrateur a mon compte AWS (Amazon Web Service), j’ai acheté en plus un token qui me permet de m’identifier via OTP sur la console .

.Bon maintenant vous vous dites, t’es gentil Guiguiabloc, mais fait péter un peu les scripts. Dont acte.

Concernant le fonctionnement de Encfs, il existe assez de tuto la dessus pour que je passe outre (par exemple : http://pellelatarte.fr/tag/encfs/ )

Le mode « Paranaoïa » n’est pas un mal nécessaire ;)

Ne reste qu’a »monter » son répertoire crypté (S3 est le répertoire décrypté, S3_enc est crypté) :

encfs /home/guiguiabloc/S3_enc/ /home/guiguiabloc/S3

J’ai pour habitude de faire « tomber » mes documents importants scannés dans un répertoire « Maison » que je synchronise en local dans mon répertoire S3 décrypté :

rsync  -av /home/guiguiabloc/Maison/ /home/guiguiabloc/S3

Pour les synchros sur AWS S3, j’ai créer un utilisateur spécifique (qui n’a pas accès à la console AWS) et j’ai reporté sa clé et son identifiant dans la config de s3cmd :

$ more .s3cfg
[default]
access_key = LACLEDACCESS3DUUSER
acl_public = False
bucket_location = EU
debug_syncmatch = False
default_mime_type = binary/octet-stream
delete_removed = False
dry_run = False
encrypt = False
force = False
gpg_command = /usr/bin/gpg
gpg_decrypt = %(gpg_command)s -d --verbose --no-use-agent --batch --yes --passph
rase-fd %(passphrase_fd)s -o %(output_file)s %(input_file)s
gpg_encrypt = %(gpg_command)s -c --verbose --no-use-agent --batch --yes --passph
rase-fd %(passphrase_fd)s -o %(output_file)s %(input_file)s
gpg_passphrase = supermotdepasse
guess_mime_type = False
host_base = s3.amazonaws.com
host_bucket = %(bucket)s.s3.amazonaws.com
human_readable_sizes = False
preserve_attrs = True
proxy_host =
proxy_port = 0
recv_chunk = 4096
secret_key = LACLESECRETE
send_chunk = 4096
simpledb_host = sdb.amazonaws.com
use_https = True
verbosity = WARNING

Je spéficie le cloud EU pour les « buckets » (les stockages) afin d’être hébergé en Irlande pour les temps de réponse, mais vous pouvez spécifier US pour être stocker aux USA.

Enfin pour envoyer tout cela sur Amazon S3 :

s3cmd --delete-removed sync S3_enc/ s3://lesdonneesdeguigui/S3/

Prévoir la récupération :

La configuration de votre volume crypté Encfs se trouve dans le fichier .encfs6.xml dans votre répertoire crypté (S3_enc dans mon cas).

Récupérez ce fichier et stocker le en lieu sur (à la racine de votre stockage S3 accessible que par l’administrateur et sur une clé USB par exemple (rassurez vous, il faut quand même le mot de passe (ne lésinez pas sur sa sécurité !)).

Pour récupérer l’ensemble de vos données depuis un poste vierge :

mkdir S3
mkdir S3_enc
 
Configurer le .s3cfg avec la clé qui va bien.
 
Copier le s3://encfs.xml dans S3_enc/.encfs6.xml
 
Récupérer les données :
 
s3cmd sync s3://lesdonneesdeguigui/S3 S3_enc/
 
Décrypté le tout :
 
encfs /user/S3_enc/ /user/S3

Et voila, une façon sereine et plaisante de garder sa « vie » au bout d’un fil.

Soyons clair, je ne dénigre par Dropbox, je trouve même que c’est l’un des meilleurs services gratuit qui existe actuellement. Toutefois, je reste prudent quand a la continuité de son offre gratuite.
On ne fait pas de « freemium » éternellement et le coût mensuel de fonctionnement de Dropbox est hallucinant (je vous invite a lire l’excellent billet de Jean-Nicolas Reyt a ce sujet : http://reyt.net/business-model/dropbox-le-business-model-decortique-en-4-chiffres/1092 )

Après, que choisir comme offre pereine ? Je vous l’avoue, je n’ai trouvé que Amazon S3 comme sérieux (comprendre dans 10 ans, Amazon a de fortes probabilités d’exister encore). Et comme il vaut mieux s’adresser a Dieu qu’a ses saints, je prefere m’adresser au fournisseur de Dropbox.

Stocker « hors site » (comprendre pas chez soi :p) les copies numériques de tout les documents administratifs qui font notre vie et nous permettre de la reconstruire en cas de sinistre, est obligatoire. Ne pas le faire (comme ne pas s’équiper d’un système de sécurité digne de ce nom a son domicile), c’est aller au devant du « si j’avais su j’aurais fait ça.. » que tout les cambriolés ou victimes d’incendie nous sortent après leurs calvaires.
Prevoyez donc le pire et faites le bon choix (je vous déconseille les Bahamas sinon :p)

Amusez vous bien :D

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